• Robert Charlebois

    Robert Charlebois

    En me montrant sévère, je dirais : Robert Charlebois, 1967-1973. Par la suite, il y a banalisation de la musique, le personnage devient prévisible, cherche à plaire au public de France et perd peu à peu sa québécitude, tombe dans le piège de la surenchère de synthés. Moins sévère : ses deux disques récents sont excellents. Par contre, entre 1967 et 1973, Charlebois était baroque, créatif, sans cesse étonnant et profondément québécois. Personne n'avait jamais entendu rien de tel avant et sa présence a changé la façon de penser et de faire d'artistes présents, tout en donnant une direction pour ceux à venir.

    Son microsillon le plus fantastique est cet éponyme de 1972, ne contenant que cinq chansons (Longues, cependant). L'équipe de musiciens réunie par Charlebois est étincelante, avec Christian St-Rock à la batterie, Marcel Beauchamp à la guitare et Bill gagnon, jouant des parties de basse phénoménales. Fu Man Chu, avec des paroles de Claude Gagnon, est une chanson très drôle, une des meilleures jamais écrite sur le cinéma. Musicalement, la pièce est divisée en trois mouvements, tous excitants. Pendant longtemps, Fu Man Chu sera le cheval de bataille de Charlebois sur scène.

    Robert Charlebois, Fu Man Chu, 1972, Charlebois


  • Commentaires

    1
    winansi
    Mercredi 17 Juillet 2013 à 07:32

    Tes analyses sont toujours d'une qualité impressionnante !


    Une véritable bible musical.


    Tu devrais écrire le livre "la musique pour les nuls" avec tous tes commentaires réunis.

    2
    MarioB Profil de MarioB
    Mercredi 17 Juillet 2013 à 07:47

    Anecdote vraie ou inventée, mais amusante : maintenant âgé dans la soixantaine, le médecin de Charlebois lui a recommandé de ne plus chanter Fu Man Chu en spectacle. Trop dangereux pour son rythme cardiaque !

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